memory des multiplications

Ma fille aînée se retrouve cette année confrontée à un peu plus de difficultés qu’habituellement : elle a sauté une classe, et tandis que ses camarades révisent, elle apprend.

Une difficulté notamment pour elle : connaître ses tables de multiplication par cœur pour aller plus vite sur ses devoirs de calcul.

J’imagine que beaucoup me comprendront : faire réciter ses tables à son enfant, quoi de plus fastidieux, l’aider à les retenir lorsque soi-même on ne les connaît plus aussi bien qu’avant… tout ça n’est pas très motivant !

Dans le livre Aider votre enfant à mieux apprendre de Bruno Hourst, il y a un très bon chapitre sur les modes d’apprentissage.

Nous pouvons trouver trois « mode d’apprentissage » liés à trois manières préférentielles de percevoir le monde : la mémoire visuelle, la mémoire auditive et la mémoire corporelle.

En général, les personnes auditives :
• aiment la discussion;
• ont meilleure mémoire lorsqu’elles se parlent tout haut;
• doivent se faire expliquer les choses de vive voix;
• ont de la difficulté à comprendre les explications écrites;
• se parlent lorsqu’elles apprennent quelque chose de nouveau;
• répètent un numéro de téléphone pour s’en souvenir.

En général, les personnes visuelles :
• se souviennent des détails visuels;
• préfèrent voir ce qu’elles apprennent;
• aiment être munies d’un papier et d’un stylo;
• griffonnent tout en écoutant;
• ont de la difficulté à suivre des conférences;
• aiment écrire instructions et numéros de téléphone.

En général, les personnes corporelles :
• préfèrent l’activité;
• cherchent à faire ce dont il est question dans la conversation;
• aiment bouger tout en écoutant ou en parlant;
• « parlent » avec leurs mains;
• aiment toucher aux choses pour apprendre à leur sujet;
• se rappellent les choses en pensant à ce qui a été fait plutôt qu’à ce qui a été dit.

(source Club soutien scolaire)


Marine est assez corporelle et elle aime les jeux de société.
J’ai donc sauté à pieds joints sur la proposition du libre de Bruno Hourst : réaliser avec elle un jeu de memory des tables de multiplications.


Rien de plus simple :

  • prendre des feuilles de papier cartonnées et les découper sous forme de petites cartes de taille identique (c’est Marine qui était à la découpe) ;
  • écrire sur une carte la multiplication (ex. 6×6) et sur une autre le résultat (ici 36) ;
  • le moment de construction du jeu est en lui-même un moment d’apprentissage, puisque l’enfant tandis qu’il découpe réfléchit à ce que vous devez écrire sur la deuxième carte (ou le retrouve sur sa table dans son cahier si besoin) ;
  • ensuite, eh bien, vous pouvez jouer à l’infini, comme à un memory normal, sauf qu’ici, au lieu de retourner deux cartes strictement identiques pour les gagner, il faut retourner la multiplication et son résultat. Vous pouvez prendre une seule table, en mélanger plusieurs, bref, variez les plaisirs.

Et voici que d’un coup, la fastidieuse récitation des tables devient une partie de jeu de société en famille…


Comme vous pouvez l’imaginer, on peut faire des memory sur tout : les tables, mais aussi les pays et leur capitale, les mots de vocabulaire, les sons… bref, ce jeu peut s’utiliser pour plein d’apprentissages.

Et ça fonctionne ! Marine commence à enregistrer ses tables ! (il faut jouer régulièrement au memory pour jouer sur la mémoire à court, à moyen et à long terme…)


Vous pourrez trouver ici une version en ligne de ce jeu de memory. Attention, si cela peut être une bonne idée pour démarrer avec un enfant fan d’ordinateur, le résultat n’est pas le même : la fabrication du jeu est une étape de mémorisation à part entière, et le fait de jouer avec un parent ou un frère ou une sœur, n’est pas la même chose que de jouer face à un écran…